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Le mot succès n'est pas trop fort pour qualifier l'engouement que suscitent les représentations du Théâtre Niçois de Francis Gag. En effet, le public est chaque année plus nombreux et plus jeune. Plusieurs facteurs, vraisemblablement, sont à l'origine de ce phénomène :
- le respect de la tradition et la volonté de créer établissent un équilibre fait de diversité qu'apprécient "anciens" et "jeunes", qui retrouvent des situations vécues, des ambiances familières et la langue de parents ou grands-parents.
- L'introduction du bilinguisme niçois-français dans les nouvelles pièces facilite la compréhension et ainsi l'accès à la langue de ceux qui ne la maîtrisent pas.
- Dans le cadre du projet N.A.T. (Nissart Au Teatre) pensé par Miquèu Pallanca, désormais formalisé par une convention avec l'Inspection académique des Alpes-Maritimes, la répétition générale de chaque spectacle est ouverte aux élèves et étudiants en langue niçoise (primaire, secondaire et supérieur), qui reviennent par la suite avec amis, parents et grands-parents.
- Nos membres forment un groupe de véritables amateurs viscéralement attachés à leurs racines. Tous, artisans, salariés, enseignants en langue régionale, étudiants ou retraités mettent leur compétence au service de leur passion.
- Chaque série de représentations est minutieusement préparée sur la scène du Théâtre municipal Francis Gag, dans le cadre d'une mise en scène rigoureuse.
Le Théâtre Niçois de Francis Gag trouve les raisons de son succès dans sa fidélité, sa créativité, son expérience et son savoir-faire, dans l'alliance de la tradition et de la nouveauté.
Entré en activité en 1933 et officiellement déclaré en Préfectuire en 1936, le Théâtre Niçois, né des pantai de Francis Gag, grandira avec la renommée et le talent de son fondateur, ne cessant de donner dans tout le Comté de Nice et la Provence des représentations des pièces qu'il écrit au fil du temps :
Lou sartre Matafiéu, comédie adaptée de Pergolese ; Ensin va la vida, comédie dramatique ; Calèna, mystère de Noël ; La pignata d'or, comédie villageoise ; Lou vin dei padre, comédie monacale ; Les deux vieux, comédie nostalgique ; La marche à la crèche, pastorale de Noël et Segne Blai e Guilhaumeta, farce médiévale adaptée de Nouno Judlin.
Durant plus d'un demi-siècle, ces oeuvres, dans lesquelles s'incarnent la sagesse et la finesse de l'âme niçoise, rayonneront et leur notoriété aura vraisemblablement favorisé la renaissance de la création littéraire dialectale.
A la disparition de Francis Gag en 1988, Pierre-Louis Gag, désormais président de la troupe, relève le défi de prolonger l'oeuvre entreprise en s'appliquant à présenter la totalité des pièces de son père.
Puis, en 1997, il entreprend le renouvellement du répertoire en écrivant Lu bessoun, farce de jumeaux, suivie en 1998 de Titoun e Vitourina, composition originale réalisée avec son propre fils Jean-Luc à partir de sketches de Francis Gag.
En 1999, le Théâtre Niçois crée L'or d'en Mascouinat, comédie médiévale du poète Jànluc Sauvaigo.
En 2001, Jean-Luc Gag, petit-fils perpétuant la tradition familiale, écrit L'oste de li dama, vaudeville niçois, puis en 2003 Past en familha, comédie de moeurs, Suchessioun, comédie grinçante en 2005 et Santìssimou Bambino, comédie historico-policière en 2006.
La même année, Una demanda en matrimoni, farce matrimoniale de Laurent Térèse, acteur essentiel et vice-président de la troupe, est donnée.
En 2008 est jouée Nouòça, amour e cinemà, comédie de moeurs de Jean-Luc Gag, second volet d'une trilogie entamée avec Past en familha.
En 2010, quatre générations sont rassemblées : à partir d'un début de manuscrit de Francis Gag inspiré de Goldoni, Jean-Luc écrit Raça 'stirassa, dans laquelle joueront Pierre-Louis et Marie. La même année, à l'occasion du cent cinquantième anniversaire de l'annexion de Nice à la France, est créée Ahì, de Hervé Barelli.
En 2011, Laurent Térèse adapte Luigi Pirandello avec Chicoulata e virtù.
La trilogie de Jean-Luc Gag s'achève en 2012 avec Gusta s'embila. Cette même année verra la création de L'escaramoucha, de Laurent Térèse.
En 2013, Hervé Barelli met en scène sa comédie archéologique Doun van bèure li bèstia ? puis en 2014 la pièce Nice and Bella, écrite par Jean-Luc Gag pour des femmes uniquement.
2015 a vu la création de Crònica d'en riba de mar, comédie littorale de Hervé Barelli.
En 2016, à l'occasion des quatre-vingts ans du Théâtre Niçois, Tante Victorine a été mise à l'honneur dans Victorine et Titoun : mai aquì !, comédie composée par Jean-Luc Gag à partir des fameuses chroniques radiophoniques que Francis Gag a animées de 1945 à 1969. C’est ensuite une comédie machiavélique que propose Laurent Térèse en 2017 : Lou relori.
En 2018, Marie Gag, arrière petite-fille du fondateur, s'attelle à l'écriture et à la mise en scène avec Francis Gag, sempre. Il repense aux rêves de sa vie et observe avec tendresse ses personnages, ses amis et ses successeurs, alors même que se sont écoulées trente années depuis sa disparition.
A l'occasion du centième anniversaire des Studios de la Victorine, Jean-Luc Gag imagine une comédie-peplum : Falabrac à la Victorine est présentée au public en 2019.
C'est ensuite en 2022 que Moussù Giordano voit le jour, Monsieur Jourdain à la niçoise pensé par Hervé Barelli.
En 2026 sera proposée au public une comédie horlogère de Jean-Luc Gag, mettant en scène tous les comédiens de la troupe, à l'occasion des quatre-vingt-dix ans de la troupe : Campanerìa (Histoires de cloches).
Parallèlement aux créations est évidemment maintenu le répertoire traditionnel. La troupe assure en effet deux séries de spectacles annuels, la première étant dédiée aux créations, la seconde à la reprise des "classiques".



